La CSRD organise la publication d’informations de durabilité. Pour une équipe transport, le sujet concret est de produire des données que la RSE peut comprendre, rapprocher et justifier. Le calendrier et le périmètre de 2024 ne sont plus une référence suffisante.
Le cadre a changé
La réforme Omnibus I approuvée en février 2026 resserre notamment le champ de la CSRD autour des entreprises dépassant 1 000 salariés et 450 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel net, avec des dispositions spécifiques pour les groupes et entreprises de pays tiers. Le Conseil de l’Union européenne détaille ces évolutions.
La Commission européenne tient à jour les étapes et les standards ESRS. Le périmètre applicable à votre entreprise, l’exercice concerné et la transposition nationale se vérifient avec les responsables du reporting. L’ancien raccourci « toutes les entreprises de 250 salariés dès 2026 » ne convient plus.
Préparer une donnée transport exploitable
Commencez par une période et une liste d’expéditions. Pour chaque flux, réunissez trajets, modes, poids et données requises par la méthode de calcul. Gardez les hypothèses et identifiez les informations manquantes.
L’équipe RSE détermine comment ces données entrent dans le reporting du groupe, selon son périmètre et son analyse de matérialité. Un bilan transport n’est pas, à lui seul, un rapport de durabilité complet.
Passer de la mesure aux décisions
Le reporting CO₂ OneChain aide à lire les contributions des flux, selon les données et le périmètre retenus. Utilisez cette lecture pour préparer les arbitrages : consolidation, organisation des départs ou modes de transport.
Pour annoncer une réduction, comparez des situations cohérentes et expliquez ce qui a changé. Les émissions calculées, les objectifs et les résultats réellement obtenus doivent rester distincts.